L’affaire avait profondément choqué le Pays du Mont-Blanc au cœur de l’hiver. Dans la nuit du 14 au 15 janvier 2026, un couple de retraités sallanchards avait été violemment enlevé à son domicile par un commando organisé. Moins de trois mois plus tard, l’enquête vient de connaître un coup d’accélérateur décisif.

Un coup de filet national

Sous la direction du Parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), les forces de l’ordre ont procédé cette semaine à l’arrestation simultanée de sept suspects (six hommes et une femme). Ces individus ont été immédiatement placés en garde à vue.

Ils font l’objet d’investigations lourdes, portant notamment sur des chefs d’extorsion en bande organisée, de blanchiment et d’association de malfaiteurs. Cette opération de grande envergure démontre les moyens exceptionnels déployés par les autorités pour démanteler ce réseau.

Le mobile : 8 millions d’euros en cryptomonnaies

Le mode opératoire du commando, particulièrement brutal, visait en réalité le fils du couple, connu pour détenir un important portefeuille de devises numériques. Pendant la séquestration de ses parents, ce dernier avait reçu des vidéos insoutenables de menaces physiques, les ravisseurs exigeant le transfert immédiat d’une rançon estimée à 8 millions d’euros en cryptomonnaies.

Un phénomène en inquiétante progression

Ce type de criminalité, qualifié de “crypto-rapt”, n’est malheureusement pas un cas isolé dans la région. Fin 2024, un scénario presque identique s’était déroulé dans l’Ain, où un père de famille avait été enlevé pour faire pression sur son fils, influenceur crypto basé à Dubaï. La juridiction spécialisée du Pnaco, récemment créée à Paris, fait de ce ciblage des investisseurs numériques sa priorité absolue.