Il y a un an, Sallanches tournait une page de son histoire urbaine. La place Charles-Albert, héritage emblématique du plan Sarde dessiné en 1840 par l’architecte François Justin, achevait sa mue après de longs mois de travaux. Aujourd’hui, l’heure est au premier bilan pour ce nouvel espace rendu aux piétons.

La reconquête de l’espace public

Fini le grand carrefour routier omniprésent. L’ambition de ce projet était de rééquilibrer le partage de la voirie au profit des mobilités douces, tout en sublimant la perspective historique et la vue imprenable sur le massif du Mont-Blanc.

Un an après, les habitudes des Sallanchards se sont transformées. La piétonnisation de la place, agrémentée de nouveaux espaces végétalisés et de jets d’eau, a permis de créer un véritable lieu de vie et de rencontre, et non plus un simple point de passage. Les terrasses des cafés et restaurants adjacents bénéficient désormais d’un environnement apaisé, libéré de la pollution sonore des moteurs.

Un pari commercial et environnemental

Si la suppression de certaines places de stationnement de surface a pu susciter des inquiétudes légitimes au lancement du projet, la fluidité des cheminements piétons a finalement renforcé l’attractivité de l’hypercentre. La place Charles-Albert s’impose désormais comme le trait d’union naturel entre les différents pôles commerçants de la ville, tout en jouant un rôle de premier plan dans la lutte contre les îlots de chaleur urbains lors des mois d’été.