Risque de gel jusqu'au 3 avril : la Préfecture autorise le brûlage pour protéger les cultures
Face à une chute brutale des températures qui menace les bourgeons, des dérogations préfectorales permettent l'utilisation de bougies antigel et de feux contrôlés en vallée.
L’hiver n’a pas dit son dernier mot, et le monde agricole retient son souffle. Après un mois de mars particulièrement doux qui a accéléré le réveil végétatif des arbres fruitiers, une descente d’air froid inhabituelle s’est abattue sur la région en ce début avril, faisant plonger les températures nocturnes sous la barre du zéro.
Urgence dans les vergers et vignobles
Pour les producteurs de pommes, de poires et les viticulteurs des coteaux savoyards et de la basse vallée de l’Arve, la situation est critique. Les bourgeons, déjà formés, sont extrêmement vulnérables au gel noir. Une seule nuit à -3°C suffit pour anéantir plusieurs mois de travail et compromettre l’intégralité de la récolte de l’année.
Dérogation exceptionnelle accordée
Pour faire face à cette menace imminente, la Préfète de la région a pris un arrêté exceptionnel autorisant des mesures d’urgence jusqu’à la fin de la semaine. Bien que strictement encadré en temps normal pour des raisons de qualité de l’air, le brûlage de bottes de paille et l’allumage de centaines de bougies antigel (ou chaufferettes) dans les champs sont exceptionnellement tolérés.
Les habitants de la vallée pourraient donc apercevoir des lueurs inhabituelles au milieu de la nuit et ressentir une légère odeur de fumée au petit matin. Cette technique ancestrale crée un voile de chaleur au ras du sol, suffisant pour sauver in extremis les cultures locales. La météo devrait retrouver des normales de saison dès le week-end prochain.