C’est un conflit qui agite les sommets du Pays du Mont-Blanc depuis plusieurs années et qui fait trembler l’économie touristique locale. En toile de fond : la gestion des remontées mécaniques de la partie mégevane du Mont d’Arbois et la délicate répartition financière entre les communes.

Le nerf de la guerre : les recettes du forfait Evasion L’origine des tensions actuelles réside en grande partie dans l’absence de répartition des recettes du forfait inter-stations “Evasion Mont-Blanc”. La commune de Saint-Gervais dénonce une iniquité financière depuis que Megève a dénoncé l’accord de répartition qui existait il y a environ dix ans. Sans cet accord, chaque exploitant conserve sa propre caisse, générant d’importants déséquilibres financiers pointés du doigt par les élus voisins.

Le risque d’un arrêt de l’exploitation Face à l’absence d’investissements structurants sur le domaine depuis près de deux décennies, la tension est montée d’un cran concernant le choix du futur délégataire. La commune de Saint-Gervais recherche activement un opérateur pour gérer la totalité de cette remontée mécanique.

Cependant, la Société des Remontées Mécaniques de Megève (SRMM) a multiplié les recours juridiques contre les décisions prises par les conseils municipaux de Demi-Quartier et de Saint-Gervais. La menace est réelle : sans accord rapide, le fonctionnement du ski sur la partie mégevane du Mont d’Arbois risque d’être purement et simplement stoppé d’ici quelques mois. L’urgence est désormais à la mise en place d’une convention de répartition et à l’arrêt des procédures judiciaires pour sauver la modernisation du domaine.