La ligne de départ ne sera franchie que dans trois mois, mais l’édition 2026 du Marathon du Mont-Blanc tourne déjà à plein régime. Au-delà du défi sportif exceptionnel, ce rendez-vous mondial du trail-running est devenu un pilier de l’économie estivale de la vallée de l’Arve.

L’hôtellerie affiche complet de Sallanches à Chamonix

Dès le mois de mars, trouver un hébergement pour la semaine de l’événement relève du parcours du combattant. Avec près de 10 500 coureurs inscrits répartis sur les différentes courses (du kilomètre vertical au 90 km), accompagnés de leurs familles et de leurs équipes, ce sont plus de 30 000 personnes qui convergent vers le pied du Mont-Blanc.

Cette affluence massive sature très vite l’offre d’hébergement de Chamonix. Par ruissellement, c’est l’ensemble du Pays du Mont-Blanc qui en profite. Les hôtels, gîtes et locations courte durée de Servoz, Passy, Saint-Gervais et Sallanches affichent des taux de remplissage record pour la dernière semaine de juin, garantissant un lancement de saison estivale tonitruant pour les professionnels du tourisme.

Un impact direct sur le commerce local

Les retombées ne s’arrêtent pas à la nuitée. Les restaurateurs de la vallée anticipent cette semaine en renforçant leurs équipes, tandis que les magasins de sport locaux voient leur chiffre d’affaires bondir. Vente de bâtons de dernière minute, chaussures de trail, nutrition sportive : le panier moyen du traileur est particulièrement élevé.

Conscients de cet enjeu, de plus en plus de commerçants de Sallanches et des communes voisines adaptent leurs vitrines et leurs horaires durant l’événement. Le Marathon du Mont-Blanc prouve une fois de plus que le tourisme sportif est devenu le moteur le plus fiable de l’économie locale estivale, compensant progressivement les incertitudes liées à l’enneigement hivernal.