La tension monte d’un cran dans la vallée de l’Arve autour du Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) en cours chez Somfy. L’intersyndicale du leader de la domotique vient de jeter un pavé dans la mare en dénonçant publiquement le versement d’un dividende global de 200 millions d’euros accordé aux actionnaires du groupe, alors même que l’entreprise s’apprête à supprimer des centaines d’emplois.

L’actionnariat principal dans le collimateur

Portée par une délégation CFE-CGC, CFDT et CFTC, cette colère a été directement exprimée auprès des plus hautes instances de l’État. Les représentants des salariés ont été reçus le 27 avril dernier à Bercy par la Mission interministérielle aux restructurations. Visant explicitement la politique financière menée par l’actionnaire principal Jean-Guillaume Despature, l’intersyndicale pointe du doigt une contradiction majeure entre l’effort d’économie exigé sur la masse salariale et les gains distribués.

Une vigilance ministérielle jusqu’au 2 juin

Face à cette situation, les pouvoirs publics se sont engagés à suivre de près l’évolution de ce dossier industriel sensible. Pour rappel, ce projet de restructuration prévoit la suppression de 534 postes à l’échelle nationale, touchant fortement les implantations haut-savoyardes. La date butoir des négociations officielles reste fixée au 2 juin prochain, laissant peu de temps aux organisations syndicales et à la direction pour s’accorder sur les mesures d’accompagnement.