Refuges de haute montagne : le ballet des hélicoptères a commencé pour ravitailler les gardiens
Avant l'ouverture officielle de la saison estivale, les rotations d'hélicoptères s'enchaînent dans le ciel du massif du Mont-Blanc pour approvisionner les refuges d'altitude.
Le vrombissement caractéristique des pales résonne de nouveau dans les vallées chamoniardes et contamines. Depuis quelques jours, à la faveur des fenêtres de beau temps, les compagnies d’hélicoptères de la région tournent à plein régime pour préparer la saison estivale en haute montagne.
Des tonnes de matériel à acheminer
Dès le mois d’avril, les gardiens de refuge (notamment ceux situés sur les célèbres tracés du Tour du Mont-Blanc) rejoignent leurs quartiers d’altitude pour préparer l’ouverture. Mais avant d’accueillir le premier randonneur, il faut assurer la logistique de toute une saison.
Bouteilles de gaz, farine, conserves, fûts de bière, mais aussi matériaux de réparation pour les toitures abîmées par les tempêtes hivernales : tout doit être acheminé par les airs. Les “sling” (ces longs câbles suspendus sous l’hélicoptère) transportent de lourds filets de fret pesant jusqu’à une tonne. Chaque rotation est chronométrée et optimisée à la minute près pour limiter les coûts vertigineux de ces vols.
L’évacuation des déchets, l’autre enjeu
Ces vols ne se font d’ailleurs jamais à vide lors du trajet retour. Le printemps est aussi le moment d’évacuer tous les déchets résiduels laissés pendant l’hiver par les alpinistes de passage dans les parties “hors-sac” (les zones non gardées des refuges), ainsi que de vidanger les fosses septiques de certains établissements isolés.
Si la profession réfléchit de plus en plus au portage par mulets pour les refuges de basse et moyenne altitude, l’hélicoptère reste aujourd’hui le seul lien de vie possible pour les établissements perchés au-delà des 2 500 mètres sur des éperons rocheux.